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Artiste
autodidacte, Hélène Mignot utilise sa sensibilité
aux formes, aux couleurs, aux matières, pour créer ses uvres
originales et novatrices. Mélange hétéroclite de
techniques variées et de matières différentes, le
travail de cette jeune artiste tend vers l'art transversal, expérimentation
de la fusion entre toutes les disciplines graphiques : dessin, peinture,
sculpture, écrit. Hélène Mignot recherche, au cours de son travail artistique, à exprimer la dualité du monde, des Hommes, en mettant face-à-face - au sens propre comme au figuré - les antagonismes, les complémentarités qui résident en chaque chose. Entre peinture et sculpture, à mi-chemin entre art et philosophie, à la frontière du rationalisme et du mysticisme, mêlant tradition et modernité, son uvre explore la richesse, la diversité d'un univers qu'elle cherche à appréhender dans sa globalité, en se focalisant, à chaque étape de son exploration, sur un aspect différent de la nature humaine. Sensible à l'harmonie du corps féminin, Hélène Mignot décline la femme en de multiples facettes, pour mieux la décrire, la mettre en valeur : regards profonds ou mystérieux, attitudes lascives ou effacées, la femme est pour elle une source intarissable de sentiments complexes, d'inspirations multiples. Elle joue avec les ombres, les lumières, les courbes de la femme pour intégrer à ses créations une dimension supplémentaire : la femme est pour elle une uvre en soi, qu'elle cherche à sublimer. Costes
Cryseidos
Corps et Âmes : LN ou la peinture réincarnée
La nuit, lorsque se taisent enfin les distractions et les sollicitations, elle délaisse ses oripeaux de bureau pour revêtir la tenue cérémonielle, maculée de couleurs, de LN, créature créatrice, démiurge peignant-sculptant de vertigineux tableaux du bout de ses longs doigts effilés. Les tableaux de LN sont de ceux qu'on ne saurait peindre à coup de prises de têtes et d'introspection préalable. S'il y a recherche, elle se fait directement sur la toile, les mains dans la couleur, et rien n'en laisse deviner le sens à l'avance ; le sens surgira dans le tableau fini, dans la manière dont se répondent les tons, les formes, les textures et les mots ; le titre, une fois trouvé, vous donnera peut-être la clef de l'énigme. Et encore, certaines de ses uvres savent aussi être fascinantes à travers leur côté délicieusement sibyllin. C'est que LN peint de manière brute, pulsionnelle - ne qualifie-t-elle pas volontiers son art de " frénétique " ? Sans préparation théorique et sans pinceau, sans aucun de ces outils intellectuels ou matériels qui pourraient brimer l'élan, tarir le flux créateur. LN peint comme on enfante, avec ses tripes. D'où cet air de famille qui rattache les unes aux autres ses " petites femmes " pourtant toutes différentes : elles sont ses filles, elles sont toutes surs. D'où, aussi, la difficulté qu'elle a eu pour franchir le pas, pour se mettre à vendre ses propres enfants Pour surmonter ce dilemme cornélien, sortir de temps en temps de sa bulle isolante et créatrice, LN expose. Corps et Âmes, disent les affiches : de fait, sa peinture montre les deux. Parce qu'à l'ère des beautés standardisées aux regards vides, ses portraits de femmes, avec leurs visages mutiques qui expriment tant de choses, avec leur nudité si gracieusement dévoilée, sont de ces tableaux dont on pourrait tomber amoureux fou, oubliant les êtres de chair et de sang... Parce que ces créatures qui nous appellent du regard, au milieu de leur gangue de couleurs ondulantes, existent et vivent et aiment sans doute, dans une autre dimension dont LN nous ouvre les portes Parce que cet univers, très onirique, qui est celui de LN, n'a cependant rien d'éthéré, de désincarné - empruntant comme il le fait ses matériaux à tout ce qu'il y a de plus réel, de plus concret : coupures de journaux, feuillages, tissus, cailloux, tout y passe, faisant de la collecte de ces matériaux une préoccupation du quotidien, et ancrant par là ses travaux dans le monde. Ainsi les tableaux de LN sont plus que des images, plus que des illusions ; ce sont bel et bien des uvres à trois dimensions, des microcosmes tangibles sur lesquels le moindre regard appelle irrésistiblement le toucher. Les papiers chiffonnés s'y érigent en labyrinthiques chaînes de montagnes ; des motifs floraux, des arabesques se gravent à même la peinture fraîche. Chacune des uvres de LN est un monde. Autant dire que son uvre en général est comme un cosmos complet dont chaque tableau serait un astre : puisque, non contente de réaliser une peinture de qualité, notre artiste ressent le besoin de créer en quantité quasi industrielle, comme une thérapie, comme une réponse volubile et foisonnante à la stérilité de nos vies. Elle peint parfois trois, quatre tableaux en une seule nuit, passant de l'un à l'autre en un tourbillon exalté. LN s'implique tout entière dans son art, elle se plonge littéralement dans ses toiles, avec une rage, une spontanéité, une profondeur qui leur insufflent la vie de manière presque organique, presque animale. Elle peint avec cette sensualité furieuse qui peut évoquer sans doute les sculptures de Camille Claudel. Sa connaissance des corps et sa science des couleurs rappellent tour à tour Gustav Klimt, Modigliani, Egon Schiele voire Edvard Munch dans ses moments plus sombres, Mucha dans ses humeurs plus gaies Autant d'artistes qui ont vécu et créé il y a cent ans et plus. Entre-temps, dit-on, la peinture aurait perdu sa raison d'être, se serait égarée dans son rejet des exigences de représentation du réel, jusqu'à ne plus rien représenter du tout son souffle vital se serait ainsi raréfié, au point que d'aucuns l'ont déclaré morte, sans autre forme de procès. Hissés sur les piédestaux de l'art officiel, froid et figé, ils n'auront pas su où regarder, pas compris le changement de perspective qui se faisait à leur insu, le transfert du génie pictural à la photo, au cinéma, à la bande dessinée, à l'art de la rue. Et aujourd'hui, il serait temps qu'ils s'aperçoivent que bien loin d'en dépérir, la peinture se nourrit de ces autres courants, que des artistes à l'esprit neuf comme LN ont tout pour lui rendre un nouveau corps, une nouvelle âme La peinture, la vraie, celle qui vit, celle qui fait jouir et souffrir, serait morte ? La belle affaire. Puisque voilà LN, qui l'a réincarnée. Arcas Cronifer
Expositions, Prix et réalisations
Septembre 2000 - Exposition, Festival Hip-hop de Vallauris-Golfe Juan , Théâtre Jean Marais. Septembre
2001 - Réalisation du décor de la soirée
"Bizaar Love" organisée par la société
PHAZ au Boccaccio , Monaco. Mai 2002 - 3eme Prix du concours " Nice ma ville" - uvre réalisée en mosaïque avec la société Opiocolor et exposée sur un bâtiment de l'OPAM de la ville de Nice. Mars 2003 - 1er Prix " Entreprise" et Prix du Public du Concours National de Création Artistique des Grandes Ecoles de Management, organisé par le CERAM sur le thème " Canaliser l'Energie". Mai-Juin 2003 - Exposition-vente personnelle, Club-House Phocéen de Luminy (Marseille). Juillet-Août
2003 - Exposition personnelle,
Festival "Compagnie de l'Etourdi", Camares (Aveyron). Du
17 Nov au 19 Dec 2003 - Exposition personnelle
"Corps et Ames" au Centre Culturel de la Providence
de la Ville de Nice, vernissage le 14 Novembre 2003.
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Sur le web www.ambre-international.com
- rubrique " jeunes talents"
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Article paru dans Nice-Matin ( juin 2002 )
